24 octobre 2007

Le labyrinthe sans le pan

Je voudrais une épaule, ma tête reposer - la seule chose qui m'ait fait pleurer dans ce film ce fut la berceuse. Toutes les berceuses me crèvent le coeur. La réalité déçoit, l'imaginaire je n'en ai pas la clé, ni la craie. Je glisse peu à peu. J'ai trop de fierté, et toujours mal placée. Je n'ai pas besoin de moi pour vivre. Putain de fusion à la con, tuez toutes les mères une par une, achevez-les toutes, moi aussi le moment venu - toutes. Je n'appartiens à aucune race, je suis en exil de je ne sais où, je vais nul ne sait où. Tuez-les toutes, on dirait des bourdons en pleine nuit, et ma tête explose. Je sens comme une mort proche - mais tant que je pleure, je suis en vie. Il m'a dit souvent pourquoi tu pleures, j'ai dit quand je ne sais pas dire, je pleure, c'est une forme d'expression, il a ri, il s'est moqué, tuez tous les hommes qui n'ont pas le courage, tuez tous ces hommes qui ne savent pas assumer leur rôle. Tuez-les, ils n'ont pas su être pères, et si j'étais un homme, il le faudrait aussi, me tuer. Ils auraient dû être l'antidote. Mais quand j'entends son rire à elle, si spontané, je me dis, encore un peu, tiens encore un peu. Je ne suis rien, et si seulement je n'écrivais pas, je serais toujours moins. Si seulement je ne pensais pas à lui, je serais moins encore. La vie tient à des pré-textes. Des pré-textes, bien sûr.

Posté par Lolabrok à 00:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Le labyrinthe sans le pan

    Des pré-textes qui prévalent à toutes les morts. Prends l'épaule douce de Morphée, ce soir
    (celle qui pense à toi)

    Posté par Lunesq'oupresque, 24 octobre 2007 à 01:13 | | Répondre
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