23 octobre 2007

notulade

De l'amoureux on espère. De l'amant on exige.
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13 octobre 2007

retranscriptions

J'ai rêvé dans un demi-sommeil de la morsure que je lui ai infligé sur le haut de son téton droit. J'entendais une voix qui sussurait pourquoi pas le gauche, pourquoi pas le gauche là où le coeur doute, puis venait une jeune femme blonde dont les cheveux courts soudain se mettaient à pousser longs puis redevenaient courts, elle venait et appuyait fort son doigt sur la blessure et accablait mon homme en pleurant, alors j'avais honte de n'avoir pas su me retenir de mordre la peau. Mon homme disait alors, ce n'est pas grave, c'est une... [Lire la suite]
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11 septembre 2007

poursuite de la réflexion sur le désir

Le désir a pour contraintes inhérentes la plénitude et le manque - l'amour peut être définie ainsi comme un seuil de la tolérance, le champ de contrainte - là sont visibles les déformations (au sens neutre). Nous sommes des corps en expérience.
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11 septembre 2007

"Some Disordered Interior..." notes sur le moi disjoint

Entre ce qui est "un mécanisme de moi " (le corps et ses traumatismes qui cherchent à reproduire et à combler les manques, le mécanisme qui fait tourner mon corps comme le monde tourne, et avancer - le vivant et le morbide ) et ce qui est "conscience de moi" (élan actuel, réflexion, lucidité, humanité - le survivant et l'alerte), il y a (dans la perspective de mon histoire personnelle) un écart de besoin - le premier nécessitant d'être aimé (un besoin d'immobilité), le deuxième nécessitant d'être désiré (un besoin... [Lire la suite]
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07 septembre 2007

de l'art de la déception

Il faudrait un art de la déception, que déçue je n'en sois pas blessée - car la déception est la preuve réelle, corporelle, factuelle qu'on a su porter haut un espoir, la preuve de l'exigence - et l'exigence n'est rien d'autre qu'une volonté de vie. La déception ne devrait pas conclure dans le renoncement, elle devrait n'être qu'une ponctuation légère, virgule ou point-virgule, un épiphénomène. Dans cette perspective nouvelle je m'offrirais entière à l'action ou à la relation, sans la crainte - la crainte qui empêche de vivre... [Lire la suite]
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03 septembre 2007

L'écriture allège le paraître. Elle relègue la lourdeur à l'être profond. Dans l'être profond atterrit l'alourdi. Le paradoxe se tient ici : l'écriture crée cette séparation entre l'intérieur et l'apparence. Je n'ai pas encore le courage d'arrêter d'écrire. Mais il le faudra si un jour je décide de me raccorder.
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02 septembre 2007

L'inextricable  - pousse à - j'y pense souvent à - j'ai peur qu'un jour - je pense qu'un jour - à cause de l'inextricable - ça ne vient pas comme ça - il paraît que ça se prépare dans sa tête, son corps, sa vie l'évidence elle pensait à quoi quand - elle a écrit une lettre pour son fils son fils l'a haïe, la haïssait déjà une vie pour préparer - pourquoi maintenant j'y pense, à - ce détachement cette froideur la fascination des fins je voudrais savoir si - ce que - ... [Lire la suite]
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29 août 2007

notule dans le genre naïf

c'est drôle, c'est comme si depuis que j'étais amoureuse, je m'efforçais de montrer - a contrario de la constatation par certains philosophes grecs anciens - que la passion amoureuse ne rend pas nécessairement aveugle, mais bien lucide - incroyablement lucide. C'est comme si j'avais à me laisser aller à l'aveuglement (au lieu d'avoir été aveugle soudain), et que tout mon être, de cet être construit sur des traumatismes affectifs, s'y refusait. Il y a pourtant une richesse intérieure à ouvrir les yeux sur - cet connexion... [Lire la suite]
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28 août 2007

notes du midi d'un jour de reprise

La grande différence entre la mère et l'amant - c'est qu'on peut exiger de la mère l'amour, devrais-je écrire l'Amour, une mère se laisse aimer jusque dans l'abîme, la frange noire de l'unique sentiment déraisonnable (j'ai adoré le maternel, la figure maternelle (et l'abîme je m'y suis jetée, et j'en suis revenue comme on revient du séjour des morts), j'aurais été écrivain, elle aurait fondé mon mythe d'écriture - et d'avoir eu deux mères, l'une naturelle, l'autre d'adoption me donnent la conscience aiguë que la mère, l'être humain,... [Lire la suite]
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19 août 2007

Notes matinales

Pourquoi dans mon rêve m'avez-vous appelée Inès ? Nous allions à une fête organisée par Isabelle la Libellule dans un immense stade en pente, avec un chapiteau étrange, à la tenture blanche comme aux JO, sur la pente de la colline qui tombait dans le chapiteau on trouvait de la neige, et on pouvait y faire notamment de la planche à voile. Nous étions dans la voiture, et vous m'avez appelée Inès très distinctement, vous aviez conscience que ce n'était pas mon prénom encore, mais qu'en quelque sorte (il m'a semblé) vous me... [Lire la suite]
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