28 octobre 2007

De notre dernière nuit d’amour je retiens sa main comme la tête du chat noir qui cherche le réconfort sous le drap chaud, c’est en sursaut que j’ai surgi d’un sommeil que j’aurais cru profond, il s’était penché sur mon matelas, les cheveux ébouriffés par les heures de sommeil courtes et c’est souvent que je me suis réveillée cette nuit pour lui demander s’il allait bien, s’il dormait, s’il voulait un verre d’eau, amoureuse inquiète de lui offrir un logis rudimentaire, il était penché sur mon matelas, faufilant la main sous le drap et... [Lire la suite]
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15 octobre 2007

Un doux air de rien...

Croyez-vous au désir ? Croyez-vous au désir d'aimer ou au désir d'être aimé ? Croyez-vous que le désir porte vers l'un et vers l'autre également comme des fluides en quantités égales ? Je ne devrai croire qu'aux événements et aux phénomènes du corps. Il remporte toutes les fins, toutes les victoires, il aura toujours le dernier mot quelque seront les luttes de la conscience et ses interpositions. Le corps ne ment pas face au désir, le corps ne sera jamais une volonté - il suinte, exprime la véracité du désir, il mouille, il... [Lire la suite]
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14 octobre 2007

Egoïsme pour égoïsme -

Je me sens épuisée, de je ne sais quoi, fatiguée d'une vie d'attente, où même l'idée de récompense de l'attente n'a plus de sens idéal comme je l'imaginais plus jeune, d'une attente que personne au fond ne m'a imposée, et que j'ai nourri patiemment. Alors quand elle a appelé, s'est rappelée à mon souvenir, après le long voyage de quelques mois que lui imposait son métier, j'ai accueilli avec une lassitude immense ses mots qui sortaient de sa bouche comme dans un seul souffle ininterrompue, elle a coupé le son de sa langue aussi... [Lire la suite]
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06 octobre 2007

égnaule-toi, va

Décris le manque, tu te fous de moi, tu voudrais que je décrives le rien, une particule de quotidien, imperturbable, un rien fait d'expectatives sans queue ni tête, sans queue en ce moment, vierge pour un homme, voilà c'est peu ça le manque, virginale pour une mère, c'est aussi ça le manque, demeurer une page blanche offerte (mais douloureuse) pour l'autre absolu, l'autre comme moteur - écrivain, auteur, cinéaste - de nombril, vrooum le nombril quand il me pénètre mon homme, vrooum le nombril quand elle s'impose la mère, moi moi mais... [Lire la suite]
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25 septembre 2007

Je vous -

Je ne sais plus écrire sur nous - est-ce parce que nous plongeons dans une intimité chaque fois plus élastique, qu'entièrement offerte, je dirais davantage si je précisais "dangereusement offerte", quand nous nous quittons c'est une dizaine de couches de peau que j'ai enlevées jusqu'à la chair, et jusqu'au tréfonds de ma personnalité, et j'essaie de contenir toute la douleur et toute la haine que je pourrais lui déverser à lui mon homme de m'approcher de si près, de me serrer si fort, de posséder une part immense d'un butin... [Lire la suite]
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16 septembre 2007

les mots de mon amour

Non je ne voulais pas regarder les textes partir un à un, je ne voulais pas, et encore moins remonter aux textes que je souhaitais lire plus tard, bien plus tard, et maintenant je ne le pourrai plus. Il faudrait que je les lise maintenant, et je les lirai maintenant je pense, mais je ne devrai pas, je crois, je ne suis pas assez forte pour les lire encore - lire vos autres femmes, lire vos autres vies, lire l'avant. De voir nos textes aussi quitter la blogosphère, effacés sur le mien par 20six, les vôtres une partie par la... [Lire la suite]
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09 septembre 2007

les ailes du désirant

Je ne cesse de penser (ressentir) à la dernière fois que nous avons fait l'amour - je vis l'expérience de ce qui dépasse les mots j'échoue, je ne sais pas écrire ce sentiment débordant le corps, qui n'est pas tout à fait un sentiment une impression, plus incarné encore qu'une impression une sensation distillée, diffuse - qui se poursuit je ne cesse d'y penser vous avez une signature, une marque de fabrique il n'y a que vous qui le faites ainsi non de ces fois où vous jouez l'érotisme, où nous jouons mais... [Lire la suite]
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04 août 2007

cespiteuse

Puisque vous partez en voyage, je laisserai pousser tous mes poils, j'en ai envie, cette envie de femme en repos, en attente, en friche - des sourcils à la chatte - et promis, j'épargnerai les jambes, ces jambes vertes à force de blancheur, pour qu'elles prennent le soleil. Mais oui, puisque vous partez en voyage, je me ferai ce plaisir secret-ci, le plaisir des touffes, ludique et caressant.
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03 août 2007

verticale la route qui me mène à vous

Peut-être est-ce que je commence à comprendre que le désir est toujours à l'affront de l'amour, que les corps sont à l'épreuve face à l'amour, à comprendre qu'il y aura une dialectique à intégrer comme j'apprenais les grammaires, absolument il me faudra l'apprendre, car j'adore le désir, l'exaltation suprême qui m'insuffle l'envie de vivre, mais je sens que vous je pourrai vous aimer follement,  maintenant que je vous désire plus que n'importe qui. Apprendre à aimer, mais enseigner à mon désir l'intégration de l'amour - ... [Lire la suite]
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02 août 2007

"...mon coeur fait son apprentissage..."

Trois semaines. Sur dix mois. J'ai le coeur mou. J'aimerais que pendant son absence (sa présence ailleurs) il oublie les mots amoureux, qu'ils oublient nos regards amoureux, qu'il oublie nos gestes tendres et amoureux, qu'il oublie tout ce qui nous rend interchangeables avec tout être amoureux, je voudrais qu'il oublie nos je t'aime si seulement je ne me griffais pas le coeur à chaque fois que nous dépensions le mot, mais oui allez qu'il oublie donc ces je t'aime aussi. Pendant trois semaines je voudrais qu'il oublie tout cela,... [Lire la suite]
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