02 novembre 2007

De la diablesse au con folâtre

C'était simple. J'en avais eu envie quelques jours auparavant au creux du ventre, ça m'est venu comme une idée soudaine quand je réfléchissais à la passivité quelquefois de mon corps dans les étreintes avec mon homme, et l'idée, je l'ai très bien visualisée, toutes les sensations s'éveillaient à l'intérieur et à l'extérieur de ma peau avant même que je n'accomplisse les gestes que je fantasmais, bien avant. Les sensations pendant l'exécution réelle de la petite mise en scène, banale somme toute, vous verrez, ressemblaient fort à... [Lire la suite]
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31 octobre 2007

Quand je dis que je n'y étais plus disposée, cela ne signifie pas que dans la surprise d'être soudainement happée par la tête sous sa queue j'étais mécontente et hostile. Le mouvement brusque, inattendu, un soir où, parce que ma relation à lui s'aplanissait dans la fin curieuse d'une névrose à la racine ancienne, je me sentais en mesure parfaite d'accepter et d'offrir des moments doux sans heurt, ni morsure, ni griffure, et où je le désirais ainsi à ce que point que je n'avais aucunement anticipé l'ardeur brusque qui plaquerait ma... [Lire la suite]
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28 octobre 2007

De notre dernière nuit d’amour je retiens sa main comme la tête du chat noir qui cherche le réconfort sous le drap chaud, c’est en sursaut que j’ai surgi d’un sommeil que j’aurais cru profond, il s’était penché sur mon matelas, les cheveux ébouriffés par les heures de sommeil courtes et c’est souvent que je me suis réveillée cette nuit pour lui demander s’il allait bien, s’il dormait, s’il voulait un verre d’eau, amoureuse inquiète de lui offrir un logis rudimentaire, il était penché sur mon matelas, faufilant la main sous le drap et... [Lire la suite]
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27 octobre 2007

Ma mémoire n'a pas la sensation du bonheur vive. Le bonheur je le ressens sur l'instant. Puis je détruis le moment dans un souvenir qui restera factuel. Le oui je me souviens de telle date, je garde l'idée que nous étions heureux, mais je ne ressens plus ce bonheur, il ne revit pas par le truchement de la mémoire. C'est un processus, parfois je le perçois par des vibrations infimes dans mon intérieur, je sens comme une machine par lequel passe l'impression de ce que je vis et la lente transformation en souvenir, et en souvenir neutre.... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

balivernes d'un théâtre intime

L'homme, le mâle, ne devrait pas souffrir - dans le drame de mon théâtre psychique, il ne devrait pas. Je ne parle pas du père, je parle d'un être humain qui ne serait pas entaché par la maternité. Je parle d'un être humain infaillible, poitrine réconfortante, pilier, mur imbattable, d'un être humain écueil de la femme échouée, de la femelle meurtrie. Je ne parle pas de puissance. Je ne parle pas d'énergie avilissante. Je ne parle pas de domination, ni de degrés de séparation et de contradiction. Je parle d'une marque, d'un repère,... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

Le labyrinthe sans le pan

Je voudrais une épaule, ma tête reposer - la seule chose qui m'ait fait pleurer dans ce film ce fut la berceuse. Toutes les berceuses me crèvent le coeur. La réalité déçoit, l'imaginaire je n'en ai pas la clé, ni la craie. Je glisse peu à peu. J'ai trop de fierté, et toujours mal placée. Je n'ai pas besoin de moi pour vivre. Putain de fusion à la con, tuez toutes les mères une par une, achevez-les toutes, moi aussi le moment venu - toutes. Je n'appartiens à aucune race, je suis en exil de je ne sais où, je vais nul ne sait où.... [Lire la suite]
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23 octobre 2007

notulade

De l'amoureux on espère. De l'amant on exige.
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23 octobre 2007

Brocking bridges

Je me force à écrire aujourd'hui, les jours derniers m'ont éloignée de l'écriture, de l'envie de retranscrire, je suis happée par ce sentiment de lassitude qui s'affiche sur les creux de mes yeux, donc ce sera la lutte sans cesse, voilà, une vie. J'ai écouté tous les jours les émissions littéraires que j'aime, Humeur Vagabonde sur France Inter, ou Une oeuvre une vie sur France Culture, Les livres de la 8 cette semaine ont été annulés par le foot sur Direct 8, et mes journées de travail à l'écoute de ces émissions me donnent un peu... [Lire la suite]
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18 octobre 2007

l'amour est enfant de salauds, il n'a jamais, jamais connu de loi

Quand j'ai pleuré dans ses bras, de la manière la plus honteuse, découvrant ma plus profonde détresse, vous savez il y a toujours une au fond tout au fond qui domine toutes les autres, les impulse certaines, je sais que j'ai frôlé la possibilité d'une fin de mon amour pour lui. Je sais que perdue, malgré tout le soutien et les intentions belles des mots maladroits, si étonnamment maladroits, qu'il m'offrait en vrac, sans doute effaré de tant de douleur soudain éclatante, de douleur si naïve, effaré d'une culpabilité qu'il se devait... [Lire la suite]
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15 octobre 2007

Un doux air de rien...

Croyez-vous au désir ? Croyez-vous au désir d'aimer ou au désir d'être aimé ? Croyez-vous que le désir porte vers l'un et vers l'autre également comme des fluides en quantités égales ? Je ne devrai croire qu'aux événements et aux phénomènes du corps. Il remporte toutes les fins, toutes les victoires, il aura toujours le dernier mot quelque seront les luttes de la conscience et ses interpositions. Le corps ne ment pas face au désir, le corps ne sera jamais une volonté - il suinte, exprime la véracité du désir, il mouille, il... [Lire la suite]
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