14 octobre 2007

Egoïsme pour égoïsme -

Je me sens épuisée, de je ne sais quoi, fatiguée d'une vie d'attente, où même l'idée de récompense de l'attente n'a plus de sens idéal comme je l'imaginais plus jeune, d'une attente que personne au fond ne m'a imposée, et que j'ai nourri patiemment. Alors quand elle a appelé, s'est rappelée à mon souvenir, après le long voyage de quelques mois que lui imposait son métier, j'ai accueilli avec une lassitude immense ses mots qui sortaient de sa bouche comme dans un seul souffle ininterrompue, elle a coupé le son de sa langue aussi... [Lire la suite]
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13 octobre 2007

retranscriptions

J'ai rêvé dans un demi-sommeil de la morsure que je lui ai infligé sur le haut de son téton droit. J'entendais une voix qui sussurait pourquoi pas le gauche, pourquoi pas le gauche là où le coeur doute, puis venait une jeune femme blonde dont les cheveux courts soudain se mettaient à pousser longs puis redevenaient courts, elle venait et appuyait fort son doigt sur la blessure et accablait mon homme en pleurant, alors j'avais honte de n'avoir pas su me retenir de mordre la peau. Mon homme disait alors, ce n'est pas grave, c'est une... [Lire la suite]
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13 octobre 2007

sorte de poème

Quelques traits à la puissance d'évocation vibrante, vague étendue sur plusieurs kilomètres de pensées et de sensations, un caillou jeté dans un puits profond quand le clapotis lourd remonte par les parois jusqu'aux oreilles en écoute solennelles - ces quelques traits à la puissance d'une encre japonaise brossée sur le papier, un poème en deux trois mots, et l'immensité d'un paysage soudain - les intonations de sa voix, quelques gestes, son regard singulier, et je chavire dans l'accalmie océanique, un horizon rectiligne à portée de... [Lire la suite]
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11 octobre 2007

texte à hypothèses...

On entend souvent dire que ce sont les jeunes femmes qui cherchent en certains hommes la figure paternelle, qu'elles transfèrent leur besoin de père ou d'autorité ou d'affection paternelle, mais je sais désormais que la paternité est un processus affectif et une carence qui survient chez les hommes, et plus souvent chez eux que chez les femmes. Les hommes transfèrent également leur carence d'être-paternel dans leur relation aux jeunes femmes notamment. J'y ai pensé presque à la seconde lorsqu'il ma répété une seconde fois qu'il... [Lire la suite]
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09 octobre 2007

A force de rêver je perdrai

Parfois je comprends que tout a une fin en soi, et que tout n'a pas besoin de nous pour y arriver. Il est des choses que je voudrais avec la meilleure volonté maintenir en état, en suspension, dans la sérénité d'instants, parce qu'en me tournant vers le passé je vois bien que cela tient du miracle dans le sens d'inespéré, mais j'ai une volonté supérieure à ma conscience, un broyeur inquiet qui prend de l'avance sur ce que j'accepte, et tire la ficelle en espérant toujours plus. Parfois il me semble alors que tout doit finir parce que... [Lire la suite]
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07 octobre 2007

Ce qui me manque dans notre amour pourrait s'appeler la continuité. D'autres se lassent du mardi qui suit invariablement le lundi, puis vient le mercredi et tous les jours restants, une semaine nouvelle s'annonce aussi monotone dans sa déclinaison. Moi je voudrais lui le lundi suivi du mardi tirant vers le mercredi aboutissant au jeudi pour sauter au vendredi et aboutir au week-end, et recommencer, et jusqu'à l'écoeurement pourquoi pas, abuser entièrement du destin universel et commun du couple - après tout ce ne serait que la... [Lire la suite]
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06 octobre 2007

égnaule-toi, va

Décris le manque, tu te fous de moi, tu voudrais que je décrives le rien, une particule de quotidien, imperturbable, un rien fait d'expectatives sans queue ni tête, sans queue en ce moment, vierge pour un homme, voilà c'est peu ça le manque, virginale pour une mère, c'est aussi ça le manque, demeurer une page blanche offerte (mais douloureuse) pour l'autre absolu, l'autre comme moteur - écrivain, auteur, cinéaste - de nombril, vrooum le nombril quand il me pénètre mon homme, vrooum le nombril quand elle s'impose la mère, moi moi mais... [Lire la suite]
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03 octobre 2007

A celle qui se reconnaîtra, et que j'aime

Il m'a demandé l'air de rien entre le plat de consistance et le dessert, le brouhaha, si elle ne s'était pas trop éloignée de moi ces derniers temps, sur quoi je fus troublée, puisqu'en le rejoignant, juste avant, je la quittais dans la salle de pause, et j'ai vu dans ses yeux à elle non l'éloignement, mais quelque chose que je saisissais à peine, une autre sorte de distance, bien qu'évidemment je recevais déjà bien moins de sms ou de mails de sa part, mais cela ne me blessait pas, ni ne me destabilisait. Ce n'était pas de cette... [Lire la suite]
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29 septembre 2007

le temps, la destinée et leur défragmentation par l'amour

Les journées passent dans une tranquillité à laquelle je ne suis pas habituée encore, l'automne ne me remplit plus d'effroi comme autrefois, l'hiver devient une saison relative, il se dépouille de toutes les angoisses sournoises qui me complaisaient dans la dépression engluante, elles-mêmes rendues à l'état de peurs palpables, raisonnables - vulnérables et moins aveugles. Le temps n'est certes plus éternel, il a des délais, des répercussions dans l'immédiat ou en longueur, des fins possibles, d'autres renouveaux ou recommencements,... [Lire la suite]
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27 septembre 2007

de tout ce que je ne démêle pas

Cependant si je tente la précision, c'est bien plus dans les longs jours où il n'est pas là - il y est certes, mais hors de la matière actuelle, de la matière proche de la mienne - que je ne sais pas nommer ce que nous sommes. Des individus, j'imagine. C'est la panique qui pourrait s'emparer de l'intérieur de mon corps, brouiller toutes mes cellules, si je ne le muselais comme il se doit, quand je pense que dans ces moments d'absence relative, d'absence corporelle, le quotidien se poursuit sans altération, dans un mouvement continu,... [Lire la suite]
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