10 septembre 2007

the one who sold her anger

Je n'ai pas de colère – je transforme la colère en blessure, puis je soigne et les choses passent. J'aimerais parfois déclarer des colères qui détonnent, qui expulsent et blessent. Parfois j'aimerais cesser de protéger les autres de moi-même, cesser de prendre sur moi ce que je voudrais leur infliger. Je ne suis pas sûre que cela me rendrait plus heureuse, peut-être même moins – à cause de la culpabilité, et même de la compassion. Il est difficile de voir quelqu'un souffrir, mais de le voir souffrir à cause de soi, la sentiment... [Lire la suite]
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09 septembre 2007

les ailes du désirant

Je ne cesse de penser (ressentir) à la dernière fois que nous avons fait l'amour - je vis l'expérience de ce qui dépasse les mots j'échoue, je ne sais pas écrire ce sentiment débordant le corps, qui n'est pas tout à fait un sentiment une impression, plus incarné encore qu'une impression une sensation distillée, diffuse - qui se poursuit je ne cesse d'y penser vous avez une signature, une marque de fabrique il n'y a que vous qui le faites ainsi non de ces fois où vous jouez l'érotisme, où nous jouons mais... [Lire la suite]
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07 septembre 2007

C'est drôle, je m'en suis rendue compte aujourd'hui  - mardi il m'a fait remarqué que j'écrivais souvent au sujet de son infidélité éventuelle, et m'a rappelé qu'il ne me trompait pas, qu'il n'en éprouvait pas le besoin. Je l'ai interrogé : oui mais si vous deviez un jour m'être infidèle, vous ne me le diriez pas ? vous ne me préviendriez pas non plus ? Il a répondu sans équivoque : non, je ne vous le dirai pas. Alors, ai-je répondu, cela ne change rien. Je n'ai pas besoin de savoir que vous ne me trompez pas en ce... [Lire la suite]
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07 septembre 2007

de l'art de la déception

Il faudrait un art de la déception, que déçue je n'en sois pas blessée - car la déception est la preuve réelle, corporelle, factuelle qu'on a su porter haut un espoir, la preuve de l'exigence - et l'exigence n'est rien d'autre qu'une volonté de vie. La déception ne devrait pas conclure dans le renoncement, elle devrait n'être qu'une ponctuation légère, virgule ou point-virgule, un épiphénomène. Dans cette perspective nouvelle je m'offrirais entière à l'action ou à la relation, sans la crainte - la crainte qui empêche de vivre... [Lire la suite]
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06 septembre 2007

amour concentré sur corps dilaté

Quand au matin, ce matin exactement, je me suis réveillée    -    j'avais les mots en deçà de la sensation. Le corps rompu s'écrasait d'un poids énorme sur le lit et la tête sur les coussins enfouie. J'y étais bien, j'avais envie d'y rester, d'y replonger - la pensée intense d'un bouillon intérieur au liquide lent et épais, peut-être de la peinture à l'huile sur de l'eau en repos. J'avais les mots en deçà - de la sensation. Le coeur se mêlait à l'estomac et glissait sur les boyaux avec la... [Lire la suite]
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03 septembre 2007

L'écriture allège le paraître. Elle relègue la lourdeur à l'être profond. Dans l'être profond atterrit l'alourdi. Le paradoxe se tient ici : l'écriture crée cette séparation entre l'intérieur et l'apparence. Je n'ai pas encore le courage d'arrêter d'écrire. Mais il le faudra si un jour je décide de me raccorder.
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02 septembre 2007

L'inextricable  - pousse à - j'y pense souvent à - j'ai peur qu'un jour - je pense qu'un jour - à cause de l'inextricable - ça ne vient pas comme ça - il paraît que ça se prépare dans sa tête, son corps, sa vie l'évidence elle pensait à quoi quand - elle a écrit une lettre pour son fils son fils l'a haïe, la haïssait déjà une vie pour préparer - pourquoi maintenant j'y pense, à - ce détachement cette froideur la fascination des fins je voudrais savoir si - ce que - ... [Lire la suite]
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02 septembre 2007

je rends l'âme au vestiaire il n'y aura jamais plus d'amour maternel qui n'a pourtant jamais eu lieu (l'amour maternel est un lieu, un ailleurs), je vais écrire une vérité mienne et celle-ci ne devra plus m'entraver, elle sera écrite donc elle se taira désormais - telle sera la règle de ce que je vais écrire dans cette entreprise de ne plus idéaliser, de donner un mot juste à la situation réelle, et de ne plus la rendre poétique, erratique, je suis convaincue enfin que l'amour maternel tel que je l'ai vécu, et qu'elles me l'ont... [Lire la suite]
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02 septembre 2007

C'est ainsi - et je le sais. Oo me disait avant-hier, tu as le droit de le penser, j'ai répondu mais je l'exerce ce droit de le penser, il y a juste que je ne le dis pas. Elle m'a dit que cela se sentait dans un ou deux de mes derniers textes. Je lui ai dit qu'il ne lirait pas les lettres entièrement. Elle n'en était pas si sûre. Cela ne me gêne pas finalement, je ne me souviens pas d'une correspondance amoureuse qui ait marché doublement, même avec Jonathan à qui j'écrivais des lettres au kg à la Poste. Elle me dit aussi... [Lire la suite]
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31 août 2007

"Le nouvel amour"

c'est drôle, je lis ce livre comme j'aime lire parfois - dans le désordre. Cette fois-ci j'ai cherché à savoir comment finissait leur histoire d'amour, cela m'est maladif, j'ai une passion pour les fins. Elle ne correspondait pas à la fin du livre. J'ai vite compris qu'elle avait fini mal, mais il m'a fallu lire mot par mot comment elle avait pris fin, le pourquoi, je cherchais avidement le pourquoi - l'écriture de Philippe Forest ne le permet pas si aisément, il écrit par vagues et leur commencement, le ressac, reprend toujours... [Lire la suite]
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