06 août 2007

Notes matinales (- je ne sais pas si j'envoie)

Je ne pense pas forcément à faire l'amour au petit matin, à mouiller au creux intime, ni à remuer les lèvres, ni même à tendre les fesses. Ce matin j'ai envie de vous, comme on se réveille dans un serrement au coeur de quoi ai-je pu rêver, un cauchemar je devine, oui mais je n'en suis pas sûre et ce matin je me suis réfugiée dans votre corps absent, dans le souvenir, et là une trace vague de votre semence, oubliée vers le bas du lit, je ne me suis pas décidée à laver le drap du dessous (à cause des indices de vous), je me... [Lire la suite]
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05 août 2007

Lettre II

Mon cher vous, j'ai souri lorsque j'ai reçu votre message de quelques mots, vous insistiez sur les vingt-cinq heures qu'il vous a fallu avant d'atteindre votre lieu de vacances - plus tard, quelques heures après, aujourd'hui marchant dans les rues de retour de chez Oo, j'ai souri à l'évocation soudaine (ou tardive) de Stefan Sweig - et de la nouvelle version (guère une heure supplémentaire) que j'aurais pu donner du titre de sa nouvelle célèbre, vingt-cinq heures de la vie d'une femme : une tranche de vie pendant que vous... [Lire la suite]
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04 août 2007

Lettre première

Cher vous, Voilà que vous partez, l'été vient enfin. Je veux bien croire aux coïncidences. D'autres brûlures seront les ersatz des vôtres sur ma peau. Pour mes vacances, je voudrais bien cesser de penser aux êtres irréels, et m'ancrer. Vous, vous êtes incroyablement réel, à m'en crever les yeux, comme d'autres crèvent l'écran. C'est bien. Je veux dire, de savoir que la vie réserve aussi de l'inespéré. J'ai beaucoup de remords aussi, contre lesquels je ne peux rien. Hier encore en sortant des toilettes, c'est idiot, j'ai pensé à... [Lire la suite]
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04 août 2007

cespiteuse

Puisque vous partez en voyage, je laisserai pousser tous mes poils, j'en ai envie, cette envie de femme en repos, en attente, en friche - des sourcils à la chatte - et promis, j'épargnerai les jambes, ces jambes vertes à force de blancheur, pour qu'elles prennent le soleil. Mais oui, puisque vous partez en voyage, je me ferai ce plaisir secret-ci, le plaisir des touffes, ludique et caressant.
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03 août 2007

verticale la route qui me mène à vous

Peut-être est-ce que je commence à comprendre que le désir est toujours à l'affront de l'amour, que les corps sont à l'épreuve face à l'amour, à comprendre qu'il y aura une dialectique à intégrer comme j'apprenais les grammaires, absolument il me faudra l'apprendre, car j'adore le désir, l'exaltation suprême qui m'insuffle l'envie de vivre, mais je sens que vous je pourrai vous aimer follement,  maintenant que je vous désire plus que n'importe qui. Apprendre à aimer, mais enseigner à mon désir l'intégration de l'amour - ... [Lire la suite]
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02 août 2007

"...mon coeur fait son apprentissage..."

Trois semaines. Sur dix mois. J'ai le coeur mou. J'aimerais que pendant son absence (sa présence ailleurs) il oublie les mots amoureux, qu'ils oublient nos regards amoureux, qu'il oublie nos gestes tendres et amoureux, qu'il oublie tout ce qui nous rend interchangeables avec tout être amoureux, je voudrais qu'il oublie nos je t'aime si seulement je ne me griffais pas le coeur à chaque fois que nous dépensions le mot, mais oui allez qu'il oublie donc ces je t'aime aussi. Pendant trois semaines je voudrais qu'il oublie tout cela,... [Lire la suite]
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02 août 2007

Il se demandait comment une femme pouvait accepter d'être la maîtresse d'un homme sans craindre d'être la prochaine qui serait trompée. Il me posait la question, et je n'ai pas répondu que - la certitude qu'elle serait trompée de toutes les façons effaçait et remplaçait la crainte, parfois même la croyance d'être trompée déjà l'étreignait et la soulageait la connaissance raisonnée de sa propre aptitude à tromper celui qu'elle aimait, la plaçait à égalité quand l'amour se partageait la fidélité par nécessité du corps et de... [Lire la suite]
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02 août 2007

backwardness

à quoi sert le passé, si le passé existe et s'il n'est pas l'élucubration de la pensée humaine, les mots gardent l'impression mélancolique d'une photographie ancienne, mais l'écriture est pire que cela, elle est la traîne d'un mariage inabouti, la mariée en blanc qui jaunit, pauvre attardée que l'on couche indéfiniment comme par pitié, pour déposséder le présent de sa fugacité, que l'on couche avec l'illusion quelquefois éprouvée que peut-être on saura désormais fermer les yeux et balayer nos faiblesses, pauvre chose à l'hymen émietté... [Lire la suite]
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02 août 2007

J'en arrive à le désirer en couleurs, en sons, en matière - toute chose modulable sauf les mots c'est ainsi que se poursuit l'histoire - vierge aveugle et c'est ici -
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