<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>ClairObscure</title><link>http://clairobscure.canalblog.com/</link><description>&quot;Pour moi - tous les mots sont trop petits. Et la demesure de mes mots n&apos;est que le p&#xe2;le reflet de la demesure de mes sentiments&quot;</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 08:02:21 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>de l&apos;ordre du divin</title><dc:creator>Lolabrok</dc:creator><link>http://clairobscure.canalblog.com/archives/2007/11/04/6775420.html</link><category>Leurs histoires</category><comments>http://clairobscure.canalblog.com/archives/2007/11/04/6775420.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clairobscure.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6775420/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clairobscure.canalblog.com/archives/2007/11/04/6775420.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il a l&#xe2;ch&#xe9; le pr&#xe9;nom dans la conversation parce que je ne comprenais pas bien son r&#xe9;cit o&#xf9; se m&#xea;laient soudainement deux femmes diff&#xe9;rentes, des &amp;quot;elle&amp;quot; que je distinguais mal et qui de toute &#xe9;vidence ne constituait pas la m&#xea;me personne. Comme je me perdais dans ce qu&apos;il me racontait, il me dit sur l&apos;air de l&apos;&#xe9;vidence - non non il s&apos;agit de Nathalie...je tentais de me souvenir s&apos;il l&apos;avait nomm&#xe9;e auparavant devant moi, ou peut-&#xea;tre dans un mail...Avant notre d&#xee;ner en t&#xea;te &#xe0; t&#xea;te, quand je l&apos;&#xe9;voquais, je disais &amp;quot;ton Ch&#xe2;teau d&apos;Espagne, comment va-t-elle ?&amp;quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne m&apos;a rien dit d&apos;autre sur elle ni d&apos;elle, il a beaucoup parl&#xe9; d&apos;eux, de la situation actuelle impossible, d&apos;un mari et d&apos;enfants, de kilom&#xe8;tres, d&apos;une autre ville et une ville &#xe9;trang&#xe8;re, de lui et de son besoin d&apos;amour au quotidien, de pr&#xe9;sence, de sa naissance au monde depuis elle, de leur premier week-end &#xe0; deux sur la plage de Colliour, en vrac. Mais rien d&apos;elle, rien sur elle, Nathalie. Je me taisais beaucoup, sauf&amp;nbsp; quand quelquefois il voulait mon avis, ou que je le voyais passer &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d&apos;une id&#xe9;e &#xe9;vidente, ou que je souhaitais le faire r&#xe9;agir sur une autre. Parfois je racontais mon amour, mon homme que je pr&#xe9;nommais aussi au d&#xe9;tour de la conversation. Je ne posais pas de question sur elle, je le laissais parler d&apos;eux. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il a effleur&#xe9; quelques mots sur la passion sensuelle qui les unissait, l&apos;&#xe9;vidence sexuelle telle que je l&apos;ai connue, torride, il gesticulait quand il souhaitait souligner des mots qui ne lui semblaient pas assez grands pour raconter l&apos;&#xe9;normit&#xe9; d&apos;une telle rencontre, l&apos;&#xe9;normit&#xe9; de l&apos;amour par le corps. Juste quelques mots qui ne d&#xe9;voilaient rien du d&#xe9;tail. Rien de particulier qui m&apos;aurait r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; la nature de Nathalie. Je ne posais toujours pas de question. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si blonde ou brune elle portait les cheveux longs, courts, d&#xe9;tach&#xe9;s, attach&#xe9;s, tout en boucles, raides. Si elle l&apos;accueillait en robe ou en jupe, si elle pr&#xe9;f&#xe9;rait les pantalons, si ses ongles, elle les soignait, si elle se maquillait, si petite ou grande, si ronde ou maigre. Qu&apos;aimait-il d&apos;elle ? S&apos;il m&apos;avait dit, elle est blonde, j&apos;aurais devin&#xe9; autre chose, j&apos;aurais devin&#xe9; peut-&#xea;tre qu&apos;il aime plonger ses doigts maladroits dans ses boucles, j&apos;aurais su qu&apos;il oubliait de la coiffer mais qu&apos;elle aurait d&#xe9;sir&#xe9; qu&apos;il le fasse. Peut-&#xea;tre. Il ne m&apos;a rien laiss&#xe9; entendre de tout cela. Ni comment ils s&apos;embrassaient, devait-il la porter un peu &#xe0; sa hauteur pour l&apos;&#xe9;treindre ? Laissait-elle son poids &#xe0; elle se plaquer contre son corps &#xe0; lui quand apr&#xe8;s de longs mois de s&#xe9;paration ils se retrouvaient ? La prenait-il par les hanches, le dos, la courbe des fesses ? Criait-elle quand elle jouissait ? Dans quoi elle travaillait pour gagner sa vie ? Fumait-elle aussi ? j&apos;imagine que oui, tout comme lui. Ou peut-&#xea;tre que non, puisqu&apos;il veut arr&#xea;ter dans deux mois. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par d&#xe9;duction j&apos;ai fini par comprendre aussi qu&apos;elle su&#xe7;ait, qu&apos;elle le su&#xe7;ait. Je me suis demand&#xe9;e ce qu&apos;elle en retenait, quand loin de lui, elle retrouvait son foyer ? Se masturbait-elle en hapant l&apos;air&amp;nbsp; de sa bouche comme s&apos;il lui tendait sa chair turgescente et qu&apos;&#xe0; cette simple image ses doigts acc&#xe9;l&#xe9;raient leur mouvement pour pr&#xe9;cipiter et retenir la d&#xe9;lectation finale ? Aimait-elle lui tendre son cul avant tout le reste ? Portait-elle des bas ? Gardait-elle son soutien-gorge pendant l&apos;&#xe9;treinte, duquel d&#xe9;passait le bout du t&#xe9;ton, et qu&apos;&#xe0; la simple vue de ce d&#xe9;bordement, il d&#xe9;bordait lui aussi sur elle, en elle aussi peut-&#xea;tre. Se laisserait-elle aussi gifler coupable et jouissive s&apos;il levait la main sur sa joue pour la punir de le laisser vivre seul &#xe0; Paris ? Jouirait-elle si sur ses fesses rebondies il la cravachait &#xe0; l&apos;aide de sa ceinture ? G&#xe9;mit-elle seulement sous ses caresses ? Venait-elle se blottir tout contre son flanc avant de s&apos;endormir ? Avait-elle pleur&#xe9; d&apos;amour ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nathalie a appel&#xe9; pendant le repas. Je ne savais pas qu&apos;elle appelait, le mobile sonnait. Il n&apos;a pas voulu r&#xe9;pondre tout de suite. Je lui ai dit, tiens vas-y r&#xe9;ponds, moi je dois passer aux toilettes. Quand je suis revenue, ils discutaient tous les deux. Il a raccroch&#xe9;, il m&apos;a dit c&apos;est Nathalie, elle sait que nous d&#xee;nons tous les deux, tu sais elle m&apos;a appel&#xe9;e quand elle avait lu ton texte, celui qui parlait de pr&#xe9;sent qui enculait l&apos;&#xe9;ternit&#xe9;, elle m&apos;a appel&#xe9;, elle m&apos;a dit : &#xe7;a ne te rappelle pas quelqu&apos;un. Il m&apos;a regard&#xe9;e, il m&apos;a dit, oui bien s&#xfb;r &#xe7;a nous a rappel&#xe9;s nous. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je crois que cela &#xe9;tait gratifiant, ce reflet dans mon &#xe9;criture. Ce reflet dans mon histoire. Ce couple virtuel, ce couple qui venait se r&#xe9;fugier ici dans l&apos;abri clair obscur, comme autrefois je pr&#xea;tais ma chambre de 9m2 aux amants de passage que je connaissais. Mes mots qui viennent de je ne sais o&#xf9;, mais qui seront ancr&#xe9;s dans la m&#xe9;moire de leur histoire...ah mais c&apos;est de l&apos;ordre du divin! aurait r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; la m&#xe8;re de Nathalie, complice elle aussi de leur histoire. Les couples ill&#xe9;gitimes cr&#xe9;ent leurs propres anges-gardiens. Mes mots pour la premi&#xe8;re fois portaient des ailes longues et blanches, et puisqu&apos;ils ne me porteront jamais, qu&apos;ils les portent, eux aussi loin qu&apos;ils pourront s&apos;aimer. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voil&#xe0; ce sera ma derni&#xe8;re note ici, merci &#xe0; vous tous. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 04 Nov 2007 22:27:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>