24 octobre 2007

balivernes d'un théâtre intime

L'homme, le mâle, ne devrait pas souffrir - dans le drame de mon théâtre psychique, il ne devrait pas. Je ne parle pas du père, je parle d'un être humain qui ne serait pas entaché par la maternité. Je parle d'un être humain infaillible, poitrine réconfortante, pilier, mur imbattable, d'un être humain écueil de la femme échouée, de la femelle meurtrie. Je ne parle pas de puissance. Je ne parle pas d'énergie avilissante. Je ne parle pas de domination, ni de degrés de séparation et de contradiction. Je parle d'une marque, d'un repère,... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

Le labyrinthe sans le pan

Je voudrais une épaule, ma tête reposer - la seule chose qui m'ait fait pleurer dans ce film ce fut la berceuse. Toutes les berceuses me crèvent le coeur. La réalité déçoit, l'imaginaire je n'en ai pas la clé, ni la craie. Je glisse peu à peu. J'ai trop de fierté, et toujours mal placée. Je n'ai pas besoin de moi pour vivre. Putain de fusion à la con, tuez toutes les mères une par une, achevez-les toutes, moi aussi le moment venu - toutes. Je n'appartiens à aucune race, je suis en exil de je ne sais où, je vais nul ne sait où.... [Lire la suite]
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13 octobre 2007

sorte de poème

Quelques traits à la puissance d'évocation vibrante, vague étendue sur plusieurs kilomètres de pensées et de sensations, un caillou jeté dans un puits profond quand le clapotis lourd remonte par les parois jusqu'aux oreilles en écoute solennelles - ces quelques traits à la puissance d'une encre japonaise brossée sur le papier, un poème en deux trois mots, et l'immensité d'un paysage soudain - les intonations de sa voix, quelques gestes, son regard singulier, et je chavire dans l'accalmie océanique, un horizon rectiligne à portée de... [Lire la suite]
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11 octobre 2007

texte à hypothèses...

On entend souvent dire que ce sont les jeunes femmes qui cherchent en certains hommes la figure paternelle, qu'elles transfèrent leur besoin de père ou d'autorité ou d'affection paternelle, mais je sais désormais que la paternité est un processus affectif et une carence qui survient chez les hommes, et plus souvent chez eux que chez les femmes. Les hommes transfèrent également leur carence d'être-paternel dans leur relation aux jeunes femmes notamment. J'y ai pensé presque à la seconde lorsqu'il ma répété une seconde fois qu'il... [Lire la suite]
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09 octobre 2007

A force de rêver je perdrai

Parfois je comprends que tout a une fin en soi, et que tout n'a pas besoin de nous pour y arriver. Il est des choses que je voudrais avec la meilleure volonté maintenir en état, en suspension, dans la sérénité d'instants, parce qu'en me tournant vers le passé je vois bien que cela tient du miracle dans le sens d'inespéré, mais j'ai une volonté supérieure à ma conscience, un broyeur inquiet qui prend de l'avance sur ce que j'accepte, et tire la ficelle en espérant toujours plus. Parfois il me semble alors que tout doit finir parce que... [Lire la suite]
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03 octobre 2007

A celle qui se reconnaîtra, et que j'aime

Il m'a demandé l'air de rien entre le plat de consistance et le dessert, le brouhaha, si elle ne s'était pas trop éloignée de moi ces derniers temps, sur quoi je fus troublée, puisqu'en le rejoignant, juste avant, je la quittais dans la salle de pause, et j'ai vu dans ses yeux à elle non l'éloignement, mais quelque chose que je saisissais à peine, une autre sorte de distance, bien qu'évidemment je recevais déjà bien moins de sms ou de mails de sa part, mais cela ne me blessait pas, ni ne me destabilisait. Ce n'était pas de cette... [Lire la suite]
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29 septembre 2007

le temps, la destinée et leur défragmentation par l'amour

Les journées passent dans une tranquillité à laquelle je ne suis pas habituée encore, l'automne ne me remplit plus d'effroi comme autrefois, l'hiver devient une saison relative, il se dépouille de toutes les angoisses sournoises qui me complaisaient dans la dépression engluante, elles-mêmes rendues à l'état de peurs palpables, raisonnables - vulnérables et moins aveugles. Le temps n'est certes plus éternel, il a des délais, des répercussions dans l'immédiat ou en longueur, des fins possibles, d'autres renouveaux ou recommencements,... [Lire la suite]
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27 septembre 2007

de tout ce que je ne démêle pas

Cependant si je tente la précision, c'est bien plus dans les longs jours où il n'est pas là - il y est certes, mais hors de la matière actuelle, de la matière proche de la mienne - que je ne sais pas nommer ce que nous sommes. Des individus, j'imagine. C'est la panique qui pourrait s'emparer de l'intérieur de mon corps, brouiller toutes mes cellules, si je ne le muselais comme il se doit, quand je pense que dans ces moments d'absence relative, d'absence corporelle, le quotidien se poursuit sans altération, dans un mouvement continu,... [Lire la suite]
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22 septembre 2007

des charognes de nuit

Les chats - aucun autre animal que le chat à mes yeux, à mes côtés - sont les charognes de la solitude et de l'anxiété. Je commence à me demander si quand dans ma chambre ils viennent dormir, c'est si rare, l'acte même de changer leur lieu de dortoir ponctuellement ne devient pas un acte significatif. Dans mon lit j'ai parfois l'anxiété des jours à venir qui vient coucher avec moi, et j'ai les deux chats au pied du lit assis ou allongés avec des mines affectées, une présence pesante, un silence neutre ou ambivalent peut-être. ... [Lire la suite]
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18 septembre 2007

et mon corps au sien -

Peut-être sommes-nous deux courants d'eau qui se rencontrent en une seule vague - qui glissons l'un dans l'autre comme deux dauphins joueurs, et nous déversons, déversons, déversons jusqu'au rivage, loin sur le sable brûlant - puis nous nous retirons en une vague intérieure, un retour aspirant au plus bruyant de nous, pendant lequel remuent pensées et sentiments en tourbillons affolés, formons une nouvelle vague toujours plus grande et brutale, un élan supérieur, un ressac, et s'entremêlent nos espoirs puissants et la désespérance... [Lire la suite]
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